
Les Pays de la Loire comptent près de 2 500 apiculteurs et plus de 50 000 ruches. L’apiculture contribue non seulement au développement des espèces végétales sauvages (forêts, parcs régionaux…), mais aussi à la dispersion naturelle et pollinisatrice de l’arboriculture et des cultures (vergers, colza, châtaigniers, tournesol, maïs…) : 1 kg de miel produit = 1 million de fleurs visitées par les abeilles !
Elle participe ainsi au rendement des exploitations agricoles, à travers certaines cultures (céréales, oléagineux, fourrages, arboriculture) qui contribueraient au chiffre d’affaires des végétaux produits par les agriculteurs à hauteur de 40 % minimum, soit près d'1 milliard d'euros.

L’apiculture impacte positivement la biodiversité, selon Bernard VAISSIERE (Pollinisation entomophile, écologie des invertébrés – INRA Avignon) :
L'apiculture contribue également à l'activité économique végétale régionale. Même si les mesures agro-environnementales concernent ici la biodiversité, il est important de souligner que l’apiculture contribue à la pollinisation de 80 % des végétaux dans le monde et indirectement, à la diversité alimentaire humaine : en effet, 1/3 à 50 % du bol alimentaire est issu de la pollinisation.
En effet, de nombreux fruits, légumes, oléagineux ne pourraient pas être produits à si faible coût si les colonies d’abeilles et les apiculteurs, par le choix de disposition des ruchers, ne réalisaient un travail nécessaire de pollinisation. La contribution économique de l’apiculture à l’agriculture est estimée à plus d'1 milliard d'euros, soit près de 50 % du chiffre d’affaires de la valeur des végétaux.
A l’instar de la typologie des apiculteurs français, la production apicole régionale se distingue principalement en trois catégories :
Chaque catégorie joue un rôle essentiel au développement de la filière régionale et les stratégies de chaque groupe se complètent et œuvrent en interactivité.

Les apiculteurs professionnels, soit 75 dans la région, appliquent avec attention, les différentes mesures de protection de leurs 26 500 colonies par des observations régulières, et des traitements adaptés à l’état du cheptel apiaire. Si les différents systèmes de production reflètent des compétences diverses, les apiculteurs confortent, par des choix pertinents, les aspects de durabilité liés à l’environnement. La pollinisation, la bio diversité, dans une harmonie entre le végétal et l’animal en sont des exemples remarqués.
L’apiculture contribue depuis de longues années non seulement au développement des espèces végétales sauvages (forêts, parcs régionaux…), mais aussi à la dispersion naturelle et pollinisatrice de l’arboriculture et des cultures (vergers, colza, châtaigniers, tournesol, maïs…). L’apiculture participe ainsi au rendement des exploitations agricoles, à travers certaines cultures – céréales, oléagineux, fourrages, arboriculture - permettant ainsi à l’agriculture régionale d’atteindre le 2e rang de l’agriculture française.
L’entretien de l’espace régional se concrétise aussi par le développement de la bio diversité et là encore, les apiculteurs sont des acteurs essentiels. Enfin, la région des Pays de la Loire est celle qui a le nombre de ruches par apiculteur professionnel le plus important (plus de 50 %).
Les apiculteurs pluri-actifs sont aussi utiles à la nature que les apiculteurs professionnels, l’impact de leurs travaux n’est pas moindre à celui de la profession car, même s’ils détiennent individuellement moins de ruches, ils n’en sont pas moins des porte-paroles. Les avantages de cette situation sont multiples sur un plan écologique et économique :
Les apiculteurs amateurs sont globalement des passionnés. Les plus représentatifs, les retraités sont d’anciens apiculteurs professionnels ou ont choisi de s’investir dans un loisir en lien avec la nature. Ils permettent un maillage du territoire par la répartition des ruches en de multiples endroits, permettant ainsi une pollinisation dispersée et étendue.
En dehors des effets de pollinisation indiscutables des colonies qu’ils détiennent, le rôle de ces apiculteurs est très constructif : en effet, les plus expérimentés apportent leurs connaissances à travers les ruchers-écoles. Ils orientent les apiculteurs « apprentis », ils suscitent des vocations, enfin ils transmettent un savoir-faire empli de sagesse.
Plus d'une centaine d’entre eux sont considérés comme pluriactifs ou professionnels avec leurs quelque 32 000 ruches. En France, on recense près de 70 000 apiculteurs pour plus de 1,3 million de ruches. Mais la professionnalisation estimée au niveau européen à partir de 150 ruches (contre 200 ruches en France) est constatée auprès de 3 % des apiculteurs qui détiennent plus de 40 % du potentiel de production.
Pour obtenir des éléments statistiques détaillés et actualisés sur cette filière, consultez les statistiques de l'Agreste.