
La surveillance biologique du territoire dans le domaine végétal (SBT) doit permettre d’observer l'impact potentiel des activités agricoles sur l’environnement, en particulier la faune et la flore sauvages.
Cette surveillance biologique du territoire vise à la maîtrise des risques par :
1. la détection des organismes nuisibles pour éviter leur dissémination sur le territoire national, et à organiser la lutte et l'établissement de l'état phytosanitaire du territoire. Cet état des lieux est utile à l’amélioration et au raisonnement des pratiques agricoles : c'est l'épidémio-surveillance ;
2. la détection et le suivi des effets non intentionnels des pratiques phytosanitaires sur des espèces indicatrices de biodiversité : c'est la biovigilance.
L’organisation mise en place dans la région, pour permettre l’élaboration de ces bulletins d’alerte, regroupe tous les acteurs des filières végétales engagés dans une dynamique de réduction des produits phytosanitaires. Elle permet de capitaliser les compétences des différentes structures des filières végétales, de l’amont à l’aval. Un réseau de sentinelles actives est au service d’une grande filière de production :
• 130 partenaires en réseau
• 450 observateurs sur le terrain
• 1 200 parcelles observées
• 100 espèces végétales observées
• 300 bio-agresseurs suivis
• 15 000 observations remontées chaque année !
Ce travail collectif permet de produire 7 bulletins périodiques gratuits (BSV).
L’objectif du programme national de biovigilance est de renforcer les réseaux de surveillance des effets indésirables de l’utilisation des produits phytosanitaires. Pour satisfaire cet objectif d’intérêt général, l’acquisition de données de référence est nécessaire. La biovigilance doit permettre la détection d'évolution de situations vis-à -vis des effets non intentionnels (ENI) des pratiques agricoles sur l’environnement. Le programme de biovigilance trouve une place intermédiaire dans un dispositif global de surveillance biologique du territoire à 3 niveaux : il a vocation à constituer un dispositif d’alerte et doit mettre en relation les ENI constatés avec les pratiques agricoles. C'est le niveau 2 qui est intégré dans la Surveillance biologique du territoire.